Un même geste
Je m’appelle Aurélien Lecour.
Je suis auteur et artisan de projets.
J’ai grandi à Marseille, avant de partir vivre près de quinze ans en Chine, puis de revenir dans cette ville en 2019. Entre ces deux rives, j’ai exercé plusieurs métiers : dans la mode, le design, l’image, les objets, les espaces, puis la cuisine et la restauration. Ce parcours ne forme pas une carrière très rectiligne. Il est fait de projets, de rencontres, de bifurcations, de tentatives heureuses et de quelques glorieux échecs.Ces activités se sont succédé sans suivre un plan établi, mais elles ne m’ont jamais semblé étrangères les unes aux autres. Au fil du temps, la logique qui les relie s’est précisée : comprendre un milieu, chercher ce qu’il rend possible, puis donner corps à une idée.
Faire passer une idée du domaine de la pensée à celui du tangible transforme nécessairement l’idée. C’est dans cette transition que se fait une grande partie de l’apprentissage.
C’est principalement ainsi que j’ai appris : au contact de la matière, dans des projets parfois solitaires, souvent collectifs, par les erreurs et les problèmes qu’il fallait résoudre. Les lectures et les savoirs théoriques n’ont jamais été séparés de cette expérience : ils sont venus l’éclairer, la contredire ou lui donner des mots.

À une autre échelle
Aujourd’hui, je suis élu du Printemps Marseillais, adjoint à la maire des 1er et 7e arrondissements de Marseille, délégué à l’écologie urbaine, aux animaux en ville, aux parcs et jardins et au commerce engagé.
Cet engagement politique pourrait sembler constituer une nouvelle bifurcation. Je le vis plutôt comme la poursuite du même apprentissage, à une autre échelle.
Une ville est elle aussi un milieu avec lequel il faut composer. Elle possède sa matière, ses usages, son histoire, ses résistances et ses possibilités.
Dans une ville, les idées ne valent que par les transformations tangibles qu’elles rendent possibles — et par la manière dont elles améliorent la vie de celles et ceux qui l’habitent.
Une pensée en train de se faire
Ce blog est né du besoin de comprendre d’où viennent mes idées, de les mettre à l’épreuve et de les partager. J’y parlerai de ville et d’écologie urbaine, du monde que nous voulons construire, de société et de politique, mais aussi de la manière dont les idées naissent en nous et se transforment.
J’y raconterai les expériences dont ces réflexions sont issues : des projets, des rencontres, des réussites, des erreurs, des témoignages personnels, intimes parfois, et des questions encore ouvertes. Je crois difficile de séparer une pensée du chemin par lequel elle s’est construite.
Les textes réunis ici ne constituent ni une doctrine ni un programme achevé. Les convictions que j’y défends sont réelles, mais elles restent provisoires. Elles ont vocation à être confrontées aux faits, aux désaccords, aux rencontres et à l’expérience. Ce blog donnera donc à voir une pensée en train de se faire, avec ses lignes de force, ses hésitations et ses reprises.
Construire ne signifie pas appliquer un plan décidé à l’avance. C’est partir de ce qui existe, apprendre de ce qui résiste et travailler à rendre possible ce qui ne l’est pas encore.
C’est le mouvement de ce blog :
penser, apprendre, faire.
Parce que rien n’est fini.